La pédagogie de l'école IA

La meilleure pédagogie, c'est une pédagogie qui évolue, dans laquelle les enseignants continuent à apprendre et à se développer professionnellement, pour pouvoir toujours offrir le meilleur aux élèves.

La pédagogie de l’école IA repose donc sur les meilleurs pratiques déjà en place dans les systèmes scolaires les plus efficaces. En même temps, elle est tournée vers l’avenir, sans cesse à l’affût, avide et critique en même temps, des innovations pédagogiques, avec une équipe qui continue à se former tout au long de sa carrière.

 

La pédagogie de l’école IA est notamment tirée :

  • des écoles d’immersion d’Amérique du Nord, les pionnières dans ce système d’acquisition du multilinguisme,

  • des autres pédagogies américaines qui rayonnent par leurs résultats au niveau de la construction d’individus bien dans leur peau, confiants, innovants, et qui réussissent,

  • des “écoles positives” d’Australie, pionnières dans l’intégration du bien-être dans l’excellence éducative,

  • des écoles internationales, qui excellent dans la construction d’un monde en paix, et qui sont souvent à la pointe des innovations pédagogiques les plus efficaces…

 

 Et bien sûr, nous retenons également le meilleur du système scolaire français (par exemple l’alternance entre des phases de concentration et des pauses et moments de défoulement, le désir de transmettre une culture générale à tous, le désir de voir le travail bien fait plutôt que bâclé…).

On n’enseigne pas de manière optimale de la même manière à des enfants de 3 à 6 ans qu’à des enfants de 6 à 11 ans, ou qu’à des pré-ados, des ados ou des adultes. Nous vous invitons donc à en apprendre plus sur la pédagogie de l’école IA spécifiquement au kindergarten (maternelle) directement sur la page dédiée, et sur celle de la primary school (école primaire) sur sa page à elle.

Ci-dessous, voici toutefois des aspects communs à tous les niveaux de l'école IA.

IMG_9706.JPG

L’épanouissement par étapes de maturité

À l’école IA, nous considérons que chaque chose doit être présentée à l’enfant au bon moment. De la même manière que personne ne songerait à enseigner la marche à un nouveau-né, ni la physique quantique à un enfant de 3 ans, on doit tous garder en tête qu’il y a un âge propice pour apprendre chaque savoir et savoir-faire. L’enseigner trop tôt est souvent futile, car l’apprenant n’y est pas prêt, mais c’est aussi souvent néfaste, car cela prend la place des apprentissages qui sont à son niveau et l’empêche de se concentrer dessus.

Le jeune enfant apprend par le jeu. C’est ainsi qu’il explore le monde, qu’il se l’approprie, que celui-ci fait sens. Il faut d’abord qu’un enfant ait fait l’expérience de la gravité (en tombant, en faisant tomber des choses par accident ou exprès) avant de comprendre le concept abstrait de gravité. Il faut d’abord que l’enfant ait pu développer son imagination au cours de jeux, d’histoires et de moments seuls et en groupe, pour ensuite pouvoir en inventer une à l’écrit, ou comprendre les subtilités d’un poème. Enseigner au jeune enfant le concept de gravité avant même qu’il n’ait pu en faire l’expérience suffisamment de temps pour la comprendre, le détournerait de cette expérience, l’empêchant alors de comprendre le concept abstrait. De même, enseigner au jeune enfant l’écriture et la lecture, la compréhension de textes, alors qu’il n’a pas encore pu explorer sa propre imagination, lui retirerait le temps et l’énergie de justement pouvoir développer son imagination et sa créativité.

Il est donc essentiel de respecter l’évolution naturelle de la maturité de l’enfant. Chaque chose en son temps. C’est pourquoi le kindergarten (école maternelle) de l’école IA est basé sur le jeu et l’exploration, alors que la primary school (école primaire) devient plus “académique”  car les âges du primaire sont des âges pendant lesquels l’enfant aime se concentrer sur le mental, sur l’intellect, sur la rétention d’informations et de connaissances…

Avant 6 ans, l’enfant tend à être dans une exploration ludique des lois de la nature et de la vie. Plus on avance en âge, plus on a envie de passer dans l’abstrait, dans l’intellect. Pour autant, ce n’est pas parce qu’on est au kindergarten (école maternelle) qu’on ne fait pas face à des défis en tous genres. Par ailleurs, si un jeune enfant manifeste un besoin d’aller plus vers l’intellect avant d’avoir atteint l’âge de la primaire, c’est qu’il est prêt. À l’école IA, nous l’accompagnons donc dans sa progression, à son rythme.

En ce sens, individualiser l’instruction, ce que nous faisons à l’école IA, veut dire proposer au groupe des activités appropriées pour leurs âges et leurs centres d’intérêt, tout en accompagnant chaque enfant à aller à son rythme, en s’appropriant l’activité à sa vitesse, et si besoin, en allant au-delà et en se voyant proposer des tâches plus challengeantes.

Au primary school (école primaire) de l’école IA, les journées sont organisées par matière : maths, histoire, sciences, etc. On peut continuer à s’amuser en apprenant, mais le jeu n’est plus prédominant, comme il l’est au kindergarten. Par ailleurs, il demeure que ce qui est pertinent pour un enfant de 7 ans ne l’est pas forcément pour un enfant de 10 ans. Même s’il y a de nombreux moment passés avec des enfants d’autres âges au long de la semaine, la primary school de l’école IA est donc organisée en classes d’âge : CP, CE1, CE2, CM1, CM2.

 

Toutefois, chaque enfant a un rythme qui lui est propre. C’est pourquoi, en plus d’individualiser l’instruction au fur et à mesure de l’année, les enfants du primaire sont placés dans des groupes de niveaux pour certaines matières : maths, science, anglais, français et espagnol. Chacun continue ainsi à aller à son rythme. Enfin, la forte présence de projets transdisciplinaires permet elle aussi à chaque élève de se recevoir une instruction adaptée à son niveau du moment.

La pédagogie du possible

La pédagogie du possible commence par l’espace : il est aménagé de sorte que ce qui est directement accessible à l’enfant lui est autorisé. Par exemple, les objets dont l’utilisation requiert de demander l’autorisation à un adulte sont placés hors de portée de l’enfant. À l’inverse, tous les objets qui sont à sa portée peuvent être utilisés sans demander. Idem pour les espaces : si un espace est accessible, c’est qu’il est autorisé. Si l’enfant n’y est pas bienvenu, l’espace est alors clairement marqué par une limite physique (une barrière, par exemple), lui signalant clairement que ça ne fait pas partie de l’espace du possible.

Cela semble évident, mais beaucoup d’espaces de la vie de tous les jours ne sont pas aménagés ainsi. Par exemple, un magasin n’est pas un espace du possible pour les enfants : ils ne sont pas autorisés à prendre toutes les boîtes de céréales pour construire un château fort, et pourtant, les boîtes de céréales sont à leur portée. Un autre exemple peut être une maison qui n’a pas été complètement pensée pour la présence d’un enfant, enfant à qui on doit donc sans cesse dire “non, ne joue pas avec ça ; non, ne monte pas là-dessus ; non, ne prend pas ça”.

Il y a tant d’espaces qui sont des espaces de l’impossible pour les enfants (c’est-à-dire des espaces où il est principalement impossible de faire ce qu’ils veulent) qu’il est essentiel que l’école soit un espace du possible. Ainsi, les enfants peuvent laisser libre cours à leur imagination pour explorer, expérimenter, créer, jouer, comprendre…

Pour autant, la pédagogie du possible ne veut pas dire que tout est permis, loin de là. Les enfants ont besoin de limites… comme ils ont d’ailleurs besoin de les tester pour comprendre où elles sont exactement. L’espace du possible présente déjà les limites comme évidentes : “Tu ne peux pas aller dans la cuisine parce qu’il y a une barrière très claire qui l’indique. Par contre, tu peux aller par là-bas, où quelque-chose a été aménagé pour t’y inviter.”

Souvent, les enfants sont désemparés lorsqu’on leur dit qu’ils ne peuvent pas faire quelque-chose. Ils se retrouvent frustrés et obnubilés par la chose qu’ils ne peuvent pas faire et que, justement, ils veulent faire. Avec la pédagogie du possible, on indique donc sans cesse à l’enfant ce qu’il peut faire. Ainsi, au lieu de dire “Tu ne peux pas manger ici” on lui dit “Tu peux manger à la table”. Et si ce n’est pas le moment de manger, on lui dit “Ce n’est pas encore le moment de manger, mais tu pourras manger dans 20 minutes. 20 minutes, c’est quand tu entendras le carillon du repas, à ce moment, tu pourras manger”. Les résultats sont bien plus intéressants car l’enfants peut changer d’émotion pour une émotion positive, et peut passer à autre chose, étant rassuré que quelque-chose d’autre est possible, ou que ce qu’il souhaite est possible dans un autre contexte.

Encadrement des comportements

Le but de l'école est aussi d’acquérir des aptitudes inter-personnelles efficaces et harmonieuses, afin de pouvoir bien fonctionner au sein de groupes et de s’y épanouir tout en permettant au groupe de fonctionner et aux autres membres du groupe de s’épanouir eux aussi. C’est pourquoi le développement personnel, le développement socio-émotionnel, et le développement inter-personnel font partie du quotidien de l’école IA.

Les enfants aiment tester les limites car ça leur permet de bien comprendre où elles se situent et de voir l’ampleur totale de leur potentiel d’action. Il est donc important que les limites soient claires. Nous les montrons par l’espace (voir notre partie sur la pédagogie du possible) et par nos interactions avec les élèves.

La façon la plus efficace d’aider les enfants à acquérir des comportements compatibles avec ceux du groupe est de renforcer les comportements positifs. Par exemple, lorsque les enfants parlent à voix basse dans un lieu qui le nécessite alors qu’il est si tentant de parler fort, nous les félicitons pour renforcer cette habitude. Ainsi, les bonnes habitudes inter-personnelles sont forgées et ancrées, tout en donnant aux enfants un boost de confiance en eux, puisqu’on leur a fait remarquer ce qu’ils ont bien fait plutôt que des échecs ou des manquements.

Il est essentiel de rester positif : il faut donner au moins deux fois plus de feedback sur du positif que sur du négatif afin d’aider les enfants à se construire une confiance en soi et l’envie de prendre des initiatives.

Aussi, le but est de conscientiser le savoir-vivre au sein du groupe, pour pouvoir agir en conscience des conséquences de ses actions sur les autres, et en gardant en tête la paix du groupe. C’est pourquoi tout moment où l’on demande à un enfant de faire ou de ne pas faire quelque-chose auquel il n’a pas pensé spontanément (ou qu’il n’a pas envie de faire) doit être accompagné d’une explication sur les raisons de cette demande. Un individu a besoin de comprendre pourquoi on lui demande de faire quelque-chose pour pouvoir y adhérer et même intégrer cette habitude. Ainsi, les dynamiques de groupes sont harmonieuses, paisibles et pacifiques.

Les adultes de l’école IA restent les personnes responsables de la gestion du groupe et celles qui décident ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, mais leur rôle n’est pas d’imposer leur domination, mais à la place d’expliquer ce qui est attendu et d’enseigner aux enfants pourquoi et comment agir pour une dynamique de groupe paisible.

Collaboration famille-école

Quel que soit le système scolaire, les élèves qui réussissent le mieux sont souvent ceux dont les familles collaborent le mieux avec l’école, et ceux qui sont dans des écoles qui collaborent le mieux avec les familles. C’est pourquoi nous faisons de la collaboration famille-école une priorité. Nous trouvons par ailleurs qu’il nous revient en premier de bien communiquer avec vous.

Au kindergarten (école maternelle) de l’école IA, vous découvrirez donc le carnet parents-école, que vous recevrez deux fois par mois. Dedans, les enseignants auront relaté les réussites de votre enfant dont ils ont été témoins, ou alors des anecdotes qui illustrent les journées de votre enfant. Vous pourrez vous contenter de le lire, ou alors y répondre, avec vos impressions ou tout simplement des réussites que vous avez observées chez vous.

S’il y a besoin de discuter d’un problème, cela se fera en personne, afin de pouvoir parler au mieux de la situation, des raisons possibles, des solutions possibles… et une entente sera atteinte entre la famille et l’équipe de l’école IA.

Enfin, nous organiserons régulièrement des moments d’information sur nos activités, notre pédagogie, etc. afin que vous puissiez continuer à comprendre l’école IA et ce qu’on y fait tout au long de la scolarité de vos enfants. D’ailleurs, avant même l’ouverture, vous êtes conviés aux réunions d’information, aux moments pédagogiques et aux rencontres sociales.

Des événements conviviaux rythmeront également l’année afin de créer une communauté joyeuse qui saura ainsi naturellement coopérer.

L'immersion linguistique totale

L’école IA est une école d’immersion en anglais : cela veut dire que tout se passe en anglais. Au kindergarten (école maternelle), lorsque la classe fait un jeu ensemble, un projet d’art, de la cuisine, une activité musicale ou manuelle, ou quoi que ce soit, ça se passe en anglais. À la primary school (école primaire), lorsque vos enfants font des maths, de l’histoire, des sciences, etc., ça se passe en anglais.

 

Cela permet à vos enfants de devenir naturellement bilingues. C’est bien connu, “les enfants sont des éponges”. C’est pourquoi la petite enfance est le meilleur moment pour commencer une langue étrangère… ainsi, elle n’est justement plus “étrangère”, mais devient une seconde langue maternelle (ou troisième, quatrième…).

 

L’immersion linguistique totale à l’école est quelque chose qui se pratique depuis des décennies de manière moderne dans les écoles d’immersion (en Amérique du Nord, par exemple) et dans les écoles internationales (partout dans le monde). C’est même ce qui s’est pratiqué de tout temps dans la plupart des pays : en France même, les enfants qui parlaient une langue régionale à la maison (basque, occitan, breton…) sont allés à l’école en français : une école d’immersion en français. Ils sont ainsi devenus bilingues ! Et lorsqu’ils ont perdu leur langue maternelle (la langue locale) c’est simplement à cause d’un désir délibéré d’éradiquer les langues régionales, en en faisant une honte, en les réprimant, en les ridiculisant et en les dépossédant de toute pertinence.

 

Avec l’immersion linguistique dans une langue étrangère (en l’occurence en anglais), vos enfants ne perdront pas leur langue maternelle, bien au contraire. Le français reste pertinent puisque nous sommes en France et qu’il s’agit d’une langue internationale répandue. Votre famille parle encore français, si vous êtes francophones. Vos enfants continuerons donc à faire l’acquisition du français aussi.

 

Ce qui est merveilleux dans le système de l’immersion linguistique totale, c’est que les élèves font naturellement des transferts de connaissance d’une langue à l’autre. Ils apprennent en anglais le concept de syntaxe, que certaines mots ont un emplacement précis dans la phrase, le concept de temps grammaticaux, etc. Naturellement, ils observent (lorsqu’ils entendent les gens hors de l’école, lorsqu’ils font des activités extra-scolaires, au sein de la famille…) que c’est aussi le cas en français et comprennent alors la structure de la langue française aussi… lorsqu’ils sont hors de l’école.

 

Évidemment, les terminaisons du passé simple, ça ne s’invente pas. Vos enfants en feront l’observation et donc une première acquisition lorsque vous leur lirez une histoire le soir, mais un apprentissage direct est aussi nécessaire. C’est pourquoi à partir du CE1 (deuxième classe du primaire), vos enfants recevront aussi des cours de français quelques heures par semaine : dans ces cours, on fera de la conjugaison, de l’orthographe, de la syntaxe… Les concepts sont déjà acquis depuis le CP (cela a été fait en anglais). Les cours de français enseignerons les spécificités de la langue française.

 

Au final, toutes les études montrent que les élèves d’écoles d’immersion ont une meilleure maîtrise de la langue de l’école, comme de la langue locale, que les élèves d’écoles dans la langue du pays. Cela s’explique notamment par l’avantage cognitif que l’immersion procure à vos enfants : en apprenant si naturellement à jongler entre plusieurs systèmes, à faire des transferts de connaissances, à organiser les stimuli, vos enfants vont plus loin dans chaque langue… comme dans les autres savoirs et savoir-faire qu’ils acquièrent.